25 juin 2009
Fichez-moi la paaaaaiiiiiix

Pas la forme. Stressée, envie de rien (sauf dormir).
L'appart de ma mère, mon appart, le déménagement, le bric à brac, le permis, la santé, la vie sociale, le boulot, mon futur, mes capacités... Et ce blog qui me cause plus de soucis qu'il ne m'apporte de plaisir...
209 messages, 113 commentaires ! Je vais peut-être craquer avant les deux ans, Internet ne perdra rien si je ferme ce blog... Et j'y gagnerai en stress. Je recommencerai à tenir mon journal : j'y écris ce que je veux, il se fiche que je l'abandonne pendant un mois et je suis sûre que mon lectorat me comprend. Pour ma soeur, je lui passerai des coups de fil ! Enfin je dis ça je dis rien... Pour ce que ça a l'air de vous intéresser...
Même les livres que je lis s'en mêlent. Quand même Boulet vous déçoit, que vous reste-t-il ?
J'ai envie de vacances. Mais pas de rester toute seule chez moi ou chez ma mère, ni de squatter les vacances des frères et soeurs. Partir... Me vider la tête...
Pourquoi est-ce que je déprime toujours après la visite chez la psy ?
20 juin 2009
Epilogue de la déprime de dimanche
Après la leçon de conduite mardi, c'est allé nettement mieux. A froid, je comprends ce qui s'est passé : réalisation du temps perdu, action, action, tout va bien, week-end, vide... boum.
Ma mère a comparé ça à un soufflé qui retombe ; je pense que l'image la plus adaptée est ce gag de dessin animé où on voit un personnage foncer, arriver à une falaise, courir en l'air quelques pas et réaliser qu'il est dans le vide.
J'ai remonté la pente.
14 juin 2009
Rebond 1 / Néant 0

Soleil rouge au soir, beau temps à prévoir
Journée vide, et sans que j'aie rien à faire ce soir ça va nettement mieux. Deuxième fois de l'année. Je pourrais m'y habituer.
Objectivement je suis dans la même situation mais les idées noires sont parties. Tant mieux. J'ai vraiment horreur de ça, surtout quand j'en arrive à le dire aux autres.
Je n'en ai pas parlé à ma mère, et juste échangé trois mots avec une de mes soeurs au téléphone, parce qu'elle lit le blog. Elle n'a pas cherché à en savoir plus (elle n'appelait pas pour ça).
Je n'ai pas envie d'en parler à mes proches. Je ne veux pas les embêter avec ça. Je vois l'assistante sociale demain, ma psy jeudi, je n'ai pas besoin de plus.
Je sais très bien ce dont j'ai besoin : une réussite, quelle qu'elle soit, sur le plan professionnel. La conjoncture n'est pas avec moi.
Est-ce que les diplômes sont si importants ? Mon intelligence, mon cerveau éponge, mon désir de bien faire, ça ne compte pas au moins autant ?
PS : J'ai aussi rendez-vous au Pôle Emploi mercredi.
Néant 1 / Vie 0
C'est bien beau de faire son mea culpa et de relancer les actions. Il faut aussi gérer l'énorme baisse de moral qui va avec la réalisation.
A part la conduite et quelques services rendus sur Internet à des gens que je ne connais pour ainsi dire pas, ma vie est vide, totalement vide. Ah, si, la famille. C'est la seule chose qui me retienne. Ça va vraiment mal.
J'ai le sentiment d'avoir gâché ma vie. C'est trop tard pour revenir en arrière. J'ai 30 ans dans un an, pas de boulot, pas d'amis, pas de diplôme en dehors du bac - autant dire pas de diplôme - mon intelligence, mes capacités d'apprentissage sont gaspillées, je ne sers à rien, je ne suis rien.
18 mai 2009
Vertige
Découverte intéressante hier soir en me demandant si j'allais échapper aux cauchemars pour ma deuxième nuit à Bordeaux (petit problème d'adaptation, je pense. Cauchemars la nuit, journée pourrie, comme dit le proverbe. Ca va mieux aujourd'hui).
J'avais déjà repéré l'impresion très troublante (et cotée +++ en sapage de moral) qu'en "phase basse" mon cerveau échappe à tout contrôle. Mais je cherchais toujours une cause, une explication, une interprétation, quelque chose de concret.
Quand mon moral baisse, je me sens comme au bord d'un gouffre où j'ai une peur terrible de tomber. Je sens le vide qui m'attire, comme si des tentacules poisseuses et glacées allaient jaillir de l'abîme pour me capturer, m'avaler et me digérer sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Un peu comme dans les cauchemars, quand je suis incapable de bouger un thème qui revient très, mais alors très souvent).
C'est peut-être pour ça que j'ai peur du vide. Instinctivement, je sais que c'est dangereux, que je ne dois pas m'en approcher.
29 avril 2009
Procrastination II
Ma soeur m'a envoyé ceci :
En enlevant "fumer" et "devenir ivre" et en remplaçant le thé par du jus d'orange, c'est exactement moi.
(se cache derrière le col de son pull)
08 avril 2009
Cauchemars

Il y a les cauchemars normaux, ceux des monstres, ou ceux où on se trouve dans une situation désagréable. Moi, c'est généralement être devant une télé qui passe un film effrayant, avec une scène de torture. Oui, je sais, je devrais varier mes lectures (en général, j'ai tellement envie de fuir que je me réveille).
Et puis il y a les cauchemars que je ne fais que depuis que je suis malade. J'y repense parce que la semaine dernière, c'était le festival. J'en ai de deux types : le "sens caché" et le "réalité virtuelle".
Le "sens caché" intervient lorsque je me sens bien mais que j'ai, en réalité, un problème. Un bon exemple est ceux qui me sont arrivés quand je gardais le chat de ma sœur, il y a presque un an. Mes cauchemars avaient pour thème le rejet, je m'y faisais repousser.
Le "réalité virtuelle" est plus sournois car très réaliste (en fait, seul le réveil parvient à rétablir la vérité) et me sape généralement le moral pour toute la journée. Le thème en est très simple : je rêve que je suis déprimée.
J'ai appris au fil d'années de dépression et de leur cortège de maux psychosomatiques que le cerveau est un formidable menteur. C'est assez logique, car c'est après tout lui qui décode l'intégralité de ce que nous transmettent nos sens, mais je me dis parfois qu'avec un système de filtrage, on éviterait quelques dégâts (et ça simplifierait la vie des autistes).
Décrire mes cauchemars plus en détail ? Très simple. Imaginez que vous ayez eu, une fois dans votre vie, une maladie grave. Vous êtes guéri, en parfaite santé, mais dans votre rêve, qui singe la réalité à la perfection, tous vos symptômes sont là. Vous y croyez à fond, vous n'avez aucune raison de ne pas y croire, toutes vos émotions se déclenchent donc : la réalité virtuelle, en mieux (si je puis dire).
Ça m'arrive parfois et je considère que c'est le pire cauchemar que j'aie jamais eu. Peut-être qu'un jour une solution arrivera... comme quand je rêvais de fantômes (j'avais 13 ans et j'étais très impressionnable), jusqu'à la nuit où j'ai rêvé que je faisais une sorte d'auto-exorcisme ! Tous mes cauchemars ont disparu...
Détail amusant : alors que je réagis peu aux somnifères "courts", type Stiln*x, qui sont censés assommer (ou alors c'est que je prends tant d'antidépresseurs que mon corps est habitué...), ils ont pour effet que je ne "vois" et ne retiens aucun rêve, même si mon cerveau - du moins je le suppose - traverse les phases de sommeil paradoxal ordinaires. C'est donc le seul anti-cauchemar que je connaisse (jusqu'à l'accoutumance, mais à l'impossible nul n'est tenu).
29 mars 2009
Plus simple

Parfois j'ai envie d'une vie plus simple... Où il n'y aurait pas des dizaines de formations, des centaines de métiers différents. Où passé un certain âge, on aurait automatiquement un logement et une vie sentimentale... Où la myriade des choix serait réservée à une élite.
Je m'ennuierais sûrement.
24 mars 2009
La marche avant, c'est où ?


Rendez-vous chez la psy hier (je vais mieux, au fait, le coup de déprime est passé tout seul en 24h. C'est rare, mais ça fait plaisir !). Elle trouve, comme mon moniteur d'auto-école, que la conseillère Pôle Emploi a été un peu trop brutale !
Nous discutons, je lui raconte avec humour mes dernières mésaventures, nous parlons des pistes à suivre et nous concluons sur l'idée générale de la séance : je dois du passé faire table rase et aller de l'avant.
Très bon conseil. Je dois seulement trouver comment le mettre en pratique. Là comme ça, je vois différentes choses : ne pas m'apesentir sur mes erreurs sociales passées et mes 10 ans d'errance cheminement qui ont mené à quoi, je vous le demande ; être plus aventurière au sujet de l'emploi, chercher de nouveaux moyens de faire des rencontres... ça devrait être dans mes cordes...
18 mars 2009
J'aurais préféré du chocolat

Prenez un à-quoi-bon-t'isme général, une baisse d'appétit, de l'hypersomnie, de la nostalgie frénétique et des sautes d'humeur. Touillez bien, laissez refroidir vous obtenez une bonne poussée de déprime de derrière les fagots. Ne vous étonnez pas de la fumée noire, c'est normal.
Consommez avec modération. Si possible.
Ben oui, ça tourne un peu en rond en ce moment... Je voudrais bien trouver un truc sympa à raconter, mais il y a comme une légère pénurie.


