04 juin 2009
A quelque chose malheur est bon
Il m'est déjà arrivé pas mal de fois de réaliser d'un coup que je possédais depuis un moment telle ou telle capacité. La dernière en date me fait plaisir car c'est un très bon signe pour mon moral et ma personnalité en général.
Apparemment, je suis capable de tirer le bon parti d'à peu près tout, même de quelque chose d'a priori désagréable. Mon imagination m'aide à interpréter les choses pour m'en sortir au mieux. Cette imagination fertile qui me tient lieu d'amitié (il faudrait que je raconte ça, mais je recule des quatre fers...) est un outil.
Me lever (très) tôt pour un rendez-vous ? Je me suis levée à 6h30 pendant des années (et même 5h30 quelques semaines, j'étais décalée) et j'étais plus jeune, alors adulte, ça va ! Je dormirai plus tard... Je pourrai même me plaindre d'être fatiguée. Ou pas. Je passerai alors pour quelqu'un qui ne rechigne pas à se lever tôt.
Plusieurs kilomètres à faire à pied parce que j'ai raté mon car ? Je peux m'imaginer dans la peau d'un personnage. C'est de l'exercice physique très bon pour l'endurance. En plus, le trajet se fait en bonne partie à l'ombre, c'est bien car je sors de chez la dermato. Et ce n'est pas comme si je ne pouvais pas me raconter des histoires pendant le trajet (en plus, en ce moment, la campagne est magnifique !)...
Je n'arrive pas à dormir ? Une excuse pour lire les livres d'ados que j'emprunte à la médiathèque et réserve à cet usage.
Je suis coincée à Chartres jusqu'à prendre le car ? La médiathèque est ouverte, ou la Fnac ; l'autre librairie (l'Esperluette, pour ceux qui connaissent) est maintenant très agréable... Il y a toujours quelque chose de bon à voir.
Pas de boulot ? J'ai cherché, j'ai demandé, je me suis renseignée. C'est déjà un progrès.
Ça me rappelle une histoire (boudhiste ou du genre...) lue je ne sais plus où.
Un fermier recoit en cadeau pour son fils un cheval blanc. Son voisin vient vers lui et lui dit "Vous avez beaucoup de chance. Ce n'est pas à moi que quelqu'un offrirait un aussi beau cheval blanc !"
Le fermier répond : "Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose".
Plus tard le fils du fermier monte le cheval et celui ci rue et éjecte son cavalier. Le fils du fermier se brise la jambe "Oh, quelle horreur !" dit le voisin. "Vous aviez raison de dire que cela pouvait être une mauvaise chose. Assurément, celui qui vous a offert le cheval l'a fait exprès pour vous nuire. Maintenant votre fils est estropié à vie"
Le fermier ne semble pas gêné outre mesure ; il lance "Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose".
Là-dessus la guerre éclate et tous les jeunes sont mobilisés, sauf le fils du fermier avec sa jambe brisée. Le voisin revient alors et dit "Votre fils sera le seul du village à ne pas partir à la guerre, assurément il a beaucoup de chance"
Et le fermier de répéter "Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose."
Commentaires
Je viens de lire un article dans le dernier Pélerin où il est question de la "résilience" (la faculté de rebondir après un traumatisme). Arriver à prendre du recul sur les évènements qui arrivent et trouver quoi qu'il arrive le bon côté est preuve de maturité, de grandissement (je sais ça existe pas mais j'aime ce mot). A bientôt. Bisous
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