28 mai 2009
Dernière ligne droite. J'espère.
Pour cause de moyens financiers insuffisants, mon frère ne peut pas racheter la maison.
Il est déçu mais reconnaît que la vie ne se résume pas à l'achat d'une maison.
Sauf événement de dernière minute digne d'une mauvaise saga de l'été, le compromis de vente à Monsieur M. sera signé après-demain.
24 mai 2009
Même joueur joue encore

"Maison à louer, vue sur rivière, pas de sous-sol"
Mon frère veut racheter la maison.
Je situe le personnage : la petite quarantaine, marié, deux enfants de 5 et 2 ans, une maison à leur taille, en travaux depuis qu'ils l'ont achetée (il y a 3 ou 4 ans) (mais ils le savaient en achetant) à une vingtaine de kilomètres de chez ma mère. Informaticien. Aime tout ce qui est ancien et "mémoire de la famille".
Honnêtement, sa décision n'a surpris personne.
Ce qui nous a surpris, c'est qu'il ait attendu tout ce temps. Ma mère a pris la décision de vendre Les Sources il y a des années, et la première visite chez le notaire remonte à 4 mois maintenant. Pourquoi attendre signature J-10 pour dire "je veux la racheter" ?
A Bordeaux - car c'est à Bordeaux qu'il a appelé ma mère pour lui annoncer la nouvelle - nous nous sommes demandés s'il ne voulait pas la racheter parce qu'il s'y sentait obligé, pour garder la maison dans la famille. Sa maison actuelle est nettement plus petite.Ici, c'est grand. Qu'y feraient-ils, à quatre, là où la maison peut accueillir huit ? Il a deux filles ; je ne sais pas si sa femme veut d'autres enfants. Je ne crois pas.
Même s'il la rachète, ça ne sera plus jamais la maison de famille. Ça sera sa maison, uniquement, avec tout ce que ça implique. L'électricité est à refaire, et si la perte d'air par les fenêtres ne nous classe pas parmi les derniers rangs au niveau du bilan énergétique, c'est uniquement grâce à notre chaudière utlra performante. Financièrement, je ne sais pas s'il peut suivre. La vente de sa maison rapportera, au mieux, une petite moitié du prix d'achat (hors travaux, donc) d'ici. Et ma mère a besoin de la somme pour acheter son propre logement.
Bon, financièrement, c'est lui que ça regarde. Mais moralement... je m'inquiète.
22 mai 2009
Happy Bordeaux

Le "brouillard" sur les quais.
Après une période d'adaptation, je peux profiter de Bordeaux.
Il fait un temps superbe, je me suis acheté deux robes toutes simples, c'est un bonheur de se balader avec juste une robe et mes sandales... J'ai fait la vaisselle pieds nus sur le carrelage en regardant le chat poursuivre des lézards, ça avait un goût d'été ! (je mettrai des photos en rentrant).
Enfin relax avec les neveux, on discute de tout et de rien, je donne des coups de main sur ordi (ravie de voir que j'ai des choses à apprendre aux fils d'un informaticien), discussions surréalistes entre le grand de 11 ans et la petite de 5, nous avons fait des gâteaux, la plus jeune arbore des bodies manches courtes et des pantalons bouffants... De vraies vacances !
Les parents rentrent du Maroc demain et nous repartons dimanche, ce séjour aura été court... Mais si agréable !
21 mai 2009
Anniversaire
29 ans hier !
Plus qu'un an à pouvoir encore me dire que je suis jeune...
Je suis en ce moment à Bordeaux chez mes neveux et nièces :



(toujours sur ce site)
Tout va bien. Pas grand chose à raconter (et surtout grosse flemme).
18 mai 2009
Vertige
Découverte intéressante hier soir en me demandant si j'allais échapper aux cauchemars pour ma deuxième nuit à Bordeaux (petit problème d'adaptation, je pense. Cauchemars la nuit, journée pourrie, comme dit le proverbe. Ca va mieux aujourd'hui).
J'avais déjà repéré l'impresion très troublante (et cotée +++ en sapage de moral) qu'en "phase basse" mon cerveau échappe à tout contrôle. Mais je cherchais toujours une cause, une explication, une interprétation, quelque chose de concret.
Quand mon moral baisse, je me sens comme au bord d'un gouffre où j'ai une peur terrible de tomber. Je sens le vide qui m'attire, comme si des tentacules poisseuses et glacées allaient jaillir de l'abîme pour me capturer, m'avaler et me digérer sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Un peu comme dans les cauchemars, quand je suis incapable de bouger un thème qui revient très, mais alors très souvent).
C'est peut-être pour ça que j'ai peur du vide. Instinctivement, je sais que c'est dangereux, que je ne dois pas m'en approcher.
15 mai 2009
Le héron (compte rond, II)
Le lendemain de l'annonce de l'offre "compte rond moins 5000", ma mère a ressorti son exemplaire des Fables de La Fontaine.
LE HÉRON Un jour sur ses longs pieds allait je ne sais où
Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.
Il côtoyait une rivière.
L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
Ma commère la Carpe y faisait mille tours
Avec le Brochet son compère.
Le Héron en eût fait aisément son profit :
Tous approchaient du bord, l’Oiseau n’avait qu’à prendre ;
Mais il crut mieux faire d’attendre
Qu’il eût un peu plus d’appétit.
Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.
Après quelques moments l’appétit vint ; l’Oiseau
S’approchant du bord vit sur l’eau
Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.
Le mets ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux,
Et montrait un goût dédaigneux
Comme le Rat du bon Horace.
Moi des Tanches ? dit-il, moi Héron que je fasse
Une si pauvre chère ? Et pour qui me prend-on ?
La Tanche rebutée, il trouva du Goujon.
Du Goujon ! c’est bien là le dîné d’un Héron !
J’ouvrirais pour si peu le bec ! aux Dieux ne plaise !
Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
Qu’il ne vit plus aucun Poisson.
La faim le prit ; il fut tout heureux et tout aise
De rencontrer un Limaçon.
Ne soyons pas si difficiles :
Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous de rien dédaigner ;
Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Hérons
Que je parle ; écoutez, humains, un autre conte ;
Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons.
Le compte rond. Ça avance !

Annonce immobilière ; j'ai enlevé le nom de l'agence et le prix
J'aime beaucoup la mention "prévoir travaux"
J'ai accompagné aujourd'hui ma mère à l'agence immobilière qui gère la vente de la maison (en plus du notaire).
Monsieur B., qui a visité la maison deux fois, dont une fois avec femme, bébé et parents, est actuellement le candidat le plus probable, avec une bonne longueur d'avance sur les autres. Il a eu le coup de coeur pour la maison, le jardin (il était ravi d'apprendre que le cerisier donnait des fruits, qu'il était possible de faire un potager), il a un enfant mais d'autres vont probablement suivre, il est prêt à faire les (importants) travaux - rien que l'électricité et les fenêtres, ça se monte à 20% du prix de la maison, je vous laisse imaginer - compte habiter longtemps ici, y avoir plusieurs enfants (en l'observant lors de la visite, ma mère s'est vue 40 ans en arrière)... Exactement ce dont nous rêvions
Mais, il y a un mais, vous vous en doutez, le prix qu'il propose (avec aide de ses parents) est juste en dessous du compte rond de l'estimation par le notaire. Très exactement, il manque 5000 euros.
En ce qui me concerne, ça ne me paraît pas catastrophique, d'autant que ma mère peut facilement trouver une petite maison et avoir encore de quoi voir venir. Monsieur H. (de l'agence) nous a bien expliqué que ce qu'on "perdait" à la vente pourrait être récupéré deux ou trois fois à l'achat.
Je pense aussi que vu les temps qui courent, on ne va pas trop faire les difficiles. Monsieur H. nous a dit que c'est souvent la première offre qui est la plus intéressante.
La majorité de mes frères et soeurs voient les choses de la même manière, sauf un. Il voudrait que ma mère obtienne plus, il est même bien ferme là dessus. Ça tombe bien, c'est chez lui que nous allons demain (il part une semaine avec sa femme et nous gardons les enfants) donc nous pourrons lui en parler de vive voix. Essayer de comprendre ce qui l'inquiète (car je devine que c'est surtout ça... l'être humain est autant animé par la peur que par le désir !) et voir ce qui peut être fait.
S'il cède, la vente pourra être signée à la fin du mois.
En attendant, nous commençons à prévoir le rangement, le déménagement, bric-à-brac, salle des ventes... nous gardons le jardin bien tondu pour les visites (pas facile quand il pleut tous les jours, nous avons pu tondre en début d'après-midi, la tondeuse n'a rien dit !), nous réfléchissons et discutons beaucoup, ma mère en a parlé avec plusieurs amis qui ont aussi vendu leur grande maison... Et nous attendons de voir.
08 mai 2009
Et mon logement à moi, direz-vous ?

J'ai craqué pour cette photo ! C'est un artiste allemand, Benjamin Verdonck, qui a réalisé ce nid grandeur nature. Comme d'hab, cliquez sur l'image pour trouver la source.
Hem... L'idée fait son chemin !
Bon, sérieusement, j'en ai reparlé avec ma mère et mes soeurs ces jours ci. La chose se concrétise : louer un studio, d'abord sur Chartres (je n'ai toujours pas le permis, mais il y a un bon réseau de bus, et la marche ne me fait pas peur). Je compte changer de région ensuite. J'ai gardé un très bon souvenir des Yvelines... Oui, je sais, c'est plus cher et plus difficile ! Mais aussi plus près de Paris... Et j'ai cette intuition que j'ai appris à respecter.
J'ai la chance d'avoir une famille prête à me soutenir financièrement... Donc au moins ce côté là est secure...
Deux choses me font encore reculer : me faire à manger (je sais que les plats préparés c'est très cher et moins bon que la cuisine maison... D'ailleurs en dehors des pizzas je n'en raffole pas... mais je ne sais pas trop cuisiner) et l'absence d'ordinateur ! (projet de posséder mon ordi portable d'ici mes 30 ans, mais c'est dans un an... J'admets, je suis accro !)
D'où commencer par quelque chose près de chez ma mère... Le temps de prendre mes marques et mon assurance. C'est ensuite le boulot qui décidera de combien de temps je reste dans la région. Je vous en reparlerai.
07 mai 2009
Maison : ça se bouscule !
J’ai attendu aujourd’hui pour faire la note qui devenait urgente car le calme devrait revenir ce week-end (je dis bien "devrait") et la situation pas changer trop vite. Citation de la note du 5 mai, à propos des visites : "je sens que ça va nous tomber dessus avant qu'on s'en rende compte !". Au début, ça a été plutôt lent, avouons-le. Une visite en trois mois, c’était maigre, nous commencions un peu à nous inquiéter et mes frères et sœurs à s’impatienter... Un avis ferme, en provenance de Bordeaux et soutenu par la Bretagne, nous poussait à secouer les puces au notaire et surtout à contacter des agences (le contrat qui nous lie au notaire n’est heureusement pas exclusif). Et puis les choses se sont brusquement accélérées ! - Il y a une dizaine de jours : visite d’un couple (petite trentaine), effrayés par la quantité de travaux à prévoir, qui ont essayé de faire baisser le prix de 20% de sa valeur estimée, l’amenant à la valeur estimée il y a 5 ans (je n’ai pas envie de mettre de chiffres, les photos que je mettrai un jour ou l’autre vous donneront déjà une idée... par curiosité, j’ai regardé ce qu’on pourrait trouver à Paris pour la même somme. Je l’indiquerai probablement un jour, mais pas tout de suite ; en fait, je n’ai pas envie de trop la ramener !) - Il y a une grosse semaine : couple (je ne les ai pas vus), ont vu la maison chez le notaire et l’ont reconnue en passant devant. Visite rapide, sans notaire, qu’ils ont contacté à notre demande ensuite. - Il y a pile une semaine : coup de fil d’une femme (petite trentaine), travaille dans une agence immobilière (et l’a vue par ce biais ; puis est passée devant et l’a reconnue), mais la maison l’intéresse à titre totalement personnel (elle insiste et je commence à glousser intérieurement). Non, elle n’a pas trop envie de passer par le notaire (j’ai éclaté de rire en raccrochant le téléphone). Rendez-vous est pris pour quand ma mère rentre de son séjour "cadeau de Noël et de 70 ans" à Londres. - Vendredi : ma mère contacte une agence qu’elle connaît. - Avant-hier : visite de la jeune femme (madame H.) et de son ami, gadget laser à la main pour mesurer les pièces. La maison lui plaît, mais elle tique à l’annonce du prix (l'officiel, pas l'estimé, supérieur de 10%) ! Longue discussion pro avec ma mère sur les tarifs. Nous apprenons que les notaires ont tendance à surestimer les biens, pour faire plaisir aux clients et parce qu’ils s’y connaissent moins que les agents immobiliers (je ne fais que rapporter cette opinion sans y prendre part !!). Nous promet une réponse rapide et propose ses services... au cas où. Nous dit que monsieur H. de l’agence contactée (elle l’appelle par son prénom) est très bien. - Hier : visite de monsieur H. de l’agence (je n’étais pas là). Visite de la maison au pas de course, sans gadget laser (mesure à grands pas). Trouve "marrantes" les chambres mansardées du grenier. Donne des conseils à ma mère pour les visites (jamais seule, jamais au débotté) et la prévient que quand la maison sera mise sur leur site, nous risquons d’être harcelés. Conseille à ma mère d’aller sur leur site internet (je précise : si ma mère maîtrise à peu près sa boîte mail, c’est là sa seule incursion sur internet. Elle ne connaît pratiquement Google, alors le reste ! Bref, heureusement que je vis encore avec elle). - Hier, bis : nous découvrons avec ma mère, suite à un commentaire de mon frère, qu’il existe bel et bien une arrivée d’eau dans ma chambre (à l’achat de la maison, c’était deux petits cabinets de toilette). Possibilité donc d’en faire un point d’eau, ce qui manque un peu dans la maison (pour les standards actuels du moins, nous sommes habitués !) - Aujourd’hui : visite de l’envoyé du notaire (monsieur P.) pour faire le point. Je ne suis pas là mais mon beau-frère (très sympathique, solide, une crème) est venu soutenir ma mère (merci infiniment, G.). Ne prend pas mal l’annonce de ma mère d’aller voir les concurrents (ma mère en avait mentionné la possibilité dès le début). - Aujourd’hui, bis : coup de fil de madame H. (faut suivre...) qui annonce son passage lundi pour "faire le point". - Aujourd’hui, ter : la maison est mise sur le site internet de l’agence. - Aujourd’hui, quatro : visite de monsieur M., le collègue (d’un troisième cabinet. Il y en a une tripotée à Chartres, si ça continue, on va tous se les faire). Petite trentaine, tout jeune papa. Sa femme n’a pas pu venir à cause du bébé. Il prend des tonnes de photos. Très enthousiaste, la maison lui plaît beaucoup. Il aime l’ancien, ça tombe bien ! Nous convenons d’une visite avec sa femme dimanche. Nous laisse sa carte au cas où. Qu’avons-nous appris avec toutes ces péripéties ? - Notre maison est facilement reconnaissable ; - En ces temps de crise, il existe encore des gens prêts à acheter une propriété de plus de 2000 m² et à partir sur un long crédit... - ... et ce malgré une masse de travaux à faire (toute l’électricité, l’isolation qui date de l’origine, les deux salles de bains, et en fait presque toutes les pièces de la maison – non, non, elle est habitable, juste un peu moche par endroits !) ; - Les agents immobiliers ont tout un réseau entre eux ; - Les notaires et les agents immobiliers se tirent dans les pattes (bon, ça, on le savait déjà) ; - Avec trois agences, ma mère trouvera probablement facilement son prochain logement ; - Et enfin, le plus important, notre maison intéresse. Nous resterons donc fermes sur le prix, quitte à faire attendre tous ces braves gens !
Eh bien voilà, c’est parti.
Nous signale également qu’il a un collègue intéressé à titre personnel (ma mère et moi gloussons en silence). Le collègue prend rendez-vous.
02 mai 2009
La cane de Jeanne
Il y a quelques temps, j'ai fait une découvert absolument terrifiante. Je jouais à la dinette avec ma nièce de 2 ans quand je remarque que le poulet rôti présente, près de l'aile droite, une étrange protubérance.
Je regarde de plus près et je découvre... ceci

Qui est le malade qui représente une tête de volaille morte, avec oeil, bec et tout, sur un jouet destiné à des enfants ? Bon sang, on ne demande pas un tel réalisme ! Pourquoi le poulet (ou la cane, car ma nièce s'appelle Jeanne) a-t-il droit à tant de précision alors que le poireau est, en contradiction avec la réalité, totalement vert ? Je précise que c'est une dinette achetée trois francs six sous en supermarché.
Que va-t-on découvrir ensuite ? Des petites voitures polluantes ? Des Barbies taille 38 (donc "rondes" selon le magazine Elle) ? Des "mon petit aspirateur" avec des filtres encrassés ? Ou, infamie des infamies, des Playmobil n'arborant pas leur sourire extatique habituel en toutes circonstances ?
Déjà qu'il y a le chien de Barbie qui mange ses crottes...



