Aventures quotidiennes

Confidences et humeurs (humour ?) d'une tête de mule atteinte de phobie sociale.

24 novembre 2007

A plat

wipedout

Même si j'ai fait de gros progrès, je réalise que je suis encore assez fragile quand les événements désagréables se succèdent... j'ai moins de résistance que les autres. Ou peut-être en ai-je autant, mais la vie que je mène ne m'en donne pas assez d'expérience en matière de journées noires... (cela dit, je ne vois pas en quoi ce serait un mal).
Hier, c'était le premier jour de la collecte nationale - vous savez, quand des bénévoles se postent dans les grands magasins pour tendre des sacs étiquetés "Banque Alimentaire".

J'étais de ceux qui proposaient les sacs dans notre Monop de Chartres et je peux vous dire que question solidarité, le français moyen a des progrès à faire. A peine un visiteur sur quatre prenait notre petit sac... Ils devaient croire qu'on leur demandait de s'engager, on voulait juste qu'ils achètent un paquet de nouilles et une savonnette. J'ai craqué au bout de deux heures de gens passant devant moi sans m'accorder un regard ou de "je ne viens pas pour acheter" (qu'est-ce que vous fou*** là alors ??)

Là-dessus, j'embraye sur une après-midi de boulot... D'habitude, j'aime bien le vendredi, un des collègues que je préfère est là ce jour-là alors que le mardi, c'est un autre. Mais ce jour là, nous avions un gros handicap : comme la Banque Alimentaire était monopolisée par la collecte, il n'y avait pas eu de distribution de "frais". Donc pas de viande, pas de fruits et légumes, pas de yaourts... On a tenu avec des surgelés, des boîtes de conserve, et des produits longue durée qui ne devaient pas être distribués avant plusieurs semaines (le chef va gueuler quand il verra ça !). Ambiance... Et pour corser le tout, on se tape un type particulièrement pénible, qui a insulté la personne qui le recevait, a commencé à piquer dans les rayons, dans le panier de son voisin... On l'en empêche, ça gueule, on est à trois bénévoles pour essayer de maîtriser la situation... Bien sûr, il part sans payer, d'habitude je demande mais là mon instinct de survie m'en a empêchée ! Ça fait un an que je bosse au Secours, plus de six mois que je suis à la caisse et ça doit faire deux fois que j'ai aussi peur.

En voyant les choses à froid, je réalise que j'ai eu de bonnes raisons d'être crevée et d'une humeur de chien hier soir... Mais je ne m'y fais pas.

Posté par Matteic à 18:42 - La maladie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


14 novembre 2007

Une petite page de publicité

Si vous habitez en France, vous avez probablement vu une affiche de ce genre (je sais qu'il y en a à Chartres, ainsi que dans le métro à Paris...) :

affiche_jacky

Je mets cette affiche en particulier parce que les bénévoles bossent à la même antenne que moi ! Nous avons été sélectionnés pour deux affiches, nous sommes tous assez fiers.

Les affiches sortent pour les collectes qui auront bientôt lieu ; d'abord une collecte dans les magasins (un charmant bénévole vous remet à l'entrée une petite liste de produits que vous pouvez acheter et déposer dans un chariot spécial à la sortie) et, vers le début de l'année prochaine, la collecte à domicile (vous recevez un courrier puis des bénévoles passent chez vous un dimanche matin)

J'en profite donc pour passer un message d'information à qui veut faire un don, même petit, ça nous rend toujours un grand service. Vous serez invités à donner de l'argent si vous voulez, des produits surtout, produits de première nécessité, et surtout - très peu de gens y pensent - des produits d'hygiène basique, savon, shampoing, rasoir. Vous imaginez ce que ça donne, quelqu'un qui vit dans la rue (pas forcément par choix) et qui ne peut se laver et changer de vêtements qu'une fois par semaine ?

Faites donc ce que vous pouvez, c'est toujours plus que vous l'imaginez ! Merci à tous.

Posté par Matteic à 19:19 - Boulot - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 novembre 2007

Et que ça saute !

LOGOFUNY

Le mercredi est une journée plus calme que les autres et notre chef en a profité aujourd'hui pour nous récompenser de nos efforts quotidiens en nous offrant cette petite performance :

Le chef (arrivant au comptoir où s'adressent les gens en entrant) : Je veux un colis alimentaire, tout de suite ! J'ai pas envie d'attendre !
Une bénévole, entrant dans le jeu : Combien d'enfants avez-vous, monsieur ?
Chef : 18 !
La bénévole : Ah, il va falloir faire un tri.
Chef : Mais j'ai plusieurs épouses ! Et j'en ai qui sont restées au pays. Alors c'est possible d'expédier un colis ?

Posté par Matteic à 18:01 - Boulot - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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